Notre histoire commence en Belgique en 1988. Marcel Vervloesem est détective privé. Il crée avec quelques autres personnes de son village de Morkhoven (Herentals) un groupe de travail pour lutter en faveur des droits de l’homme, le Morkhoven Werkgroep Nationaal. Dans un premier temps, ils travaillent sur les droits des prisonniers ainsi que sur l’absence d’aménagements dans les lieux publics d’Anvers (chef-lieu situé à une cinquantaine de kilomètres de leur village) pour les personnes handicapées. En 1989, Marcel Vervloesem formalise l’existence de son groupe en le déclarant comme association sans but lucratif. Les Morkhoven mènent une action contre l’Hôpital psychiatrique d’Anvers où des enfants en difficulté sont enfermés en isolement total pendant des semaines, voire des mois, avec une violente lumière électrique allumée en permanence. Dans un premier temps, les autorités nient les faits, mais le Morkhoven Werkgroep finit par avoir gain de cause et la lumière permanente est supprimée. Cependant, l’association ne relâche pas ses efforts contre ce régime brutal d’isolement des enfants en difficulté. Pour finir, la loi est modifiée en Belgique – mais ceci seulement dans le sens d’un changement d’appellation du régime infligé aux enfants : la ‘cellule d’isolement’ est rebaptisée ‘chambre de réflexion’. Et l’odieux traitement est maintenu.
 
Face à ce régime cruel, les enfants fuguent à la première occasion. Souvent, on ne retrouve pas ces enfants fugueurs. La police, de son côté, ne fait pas d’efforts pour les rechercher. Ces enfants décrétés ‘à problèmes’ n’intéressent personne – hormis Marcel Vervloesem – et leur destin importe peu aux autorités. Marcel Vervloesem est lui-même issu d’une famille éclatée de dix enfants. Ayant grandi en orphelinat, ce père de famille est particulièrement sensible à la cause d’enfants orphelins et victimes de mauvais traitements. En tant que détective privé, il avait effectué des recherches d’enfants disparus, dont il avait retrouvé plusieurs.
 
En menant ses recherches d’enfants fugueurs de l’Hôpital psychiatrique d’Anvers, Marcel Vervloesem est amené à s’intéresser à une association sans but lucratif, l’ASBL ‘ Ganumèdes ‘, qui est basée à quelques kilomètres d’Anvers. Il découvre derrière cette association un réseau de criminels pédophiles. Car ‘Ganumèdes’ prend l’apparence d’établissement protecteur de l’enfance pour tromper le public et mieux attirer ses proies. Les enfants fugueurs qui y atterrissent sont sexuellement exploités. Sous couvert d’activités pour enfants, cette organisation abuse les enfants. Le groupe Morkhoven saisit le Ministère de la Justice, mais l’enquête de police conclut qu’aucun abus n’a lieu. Le Ministre de la Justice déclarera devant le Parlement belge, ainsi que dans une lettre au groupe Morkhoven, qu’une enquête a été menée à ‘ Ganumèdes ‘ et que rien d’anormal ne s’y passe. Deux ans plus tard, un huissier de justice intervient à ‘Ganumèdes’ pour effectuer une saisie de mobilier. Lors de cette saisie, il constate que la maison est pleine de pornographie infantile. Le responsable est arrêté et jugé. Donc, en 1992, ‘ Ganumèdes ‘, couverture d’un réseau pédophile, est fermé, mais aucune enquête n’est menée pour démanteler ce réseau. De son côté, Marcel Vervloesem continue l’enquête. Il met à jour ainsi un trafic d’enfants entre la Belgique et le Portugal, plus précisément entre Temse (Belgique) et Madère (Portugal). Il trouve deux repères de pédophiles à Temse, le Café Gariaty et le Café Monty. Il confronte les responsables locaux de ce trafic. Se sentant acculé, le propriétaire du café ‘Le Monty ‘, Dirk Tahon, saisit la justice lui-même, portant plainte contre Marcel Vervloesem pour ‘chantage’. Tahon et ses acolytes accusent Marcel Vervloesem de leur avoir proposé de faire disparaitre des photographies compromettantes contre de l’argent. Marcel Vervloesem est ainsi incarcéré pendant quinze jours ! Fin 1998, Marcel Vervloesem est condamné en première instance pour ‘chantage et escroquerie’. Seulement, ce jugement s’appuiera notamment sur un casier judiciaire qui n’est pas le sien, mais plutôt celui d’un homonyme. Marcel Vervloesem fait appel. La justice est obligée de reconnaître son erreur. Pendant ce temps, Dirk Tahon déclarera à une journaliste hollandaise, Yolande De Graaf, qu’il avait produit un faux témoignage pour aider un de ses amis qui était un peu trop inquiété par l’enquête de Marcel Vervloesem. Cependant, le 1er juillet 2001, Marcel Vervloesem sera condamné par la Cour d’Appel de Gand à sept mois de prison avec sursis pour ‘imprudence dans le traitement de ses dossiers’, alors qu’il a été reconnu, lors de l’audience, innocent de l’accusation d’origine.
 
Retour en 1992. Marcel Vervloesem profite de la situation qui lui est imposée et obtient, après moultes péripéties, accès au dossier pénal lors de sa mise en examen pour ‘chantage’. Ce dossier est bien évidemment vide de tout élément à charge contre lui, mais il contient, en revanche, des élément plus qu’intéressants sur les réseaux de pédocriminalité. Marcel Vervloesem découvre dans le dossier des centaines de photos ainsi que vingt-sept vidéocassettes à caractère pédophile qui ont été versées au dossier par un officier de police judiciaire. Une de ces cassettes, nommée ‘Madeira’, contient des scènes de viol d’enfants filmées par un certain Norbert de Rijk. Il y a donc la preuve que, dès 1992, les autorités belges détenaient des éléments suffisants pour démanteler le réseau de pédocriminalité ‘ Temse-Madère ‘. Il y a également dans le dossier la photo d’un pédocriminel portant la mention ‘inconnu’. Marcel Vervloesem photographie la photo en question. Il la diffuse ensuite par le biais du Werkgroep Morkhoven à des fins d’identification. L’homme est rapidement identifié. Il s’agit d’un pédophile notoire, Robert van der Naaten. Se servant de sa renommeé publique à lui, Marcel Vervloesem organise, avec la complicité de journalistes de la télévision hollandaise (émission ‘Nova’), une confrontation avec Robert van der Naaten. Cette confrontation a lieu fin octobre 1997.
 
Fortement perturbé par cette confrontation, van der Naaten prend le parti de charger ses complices et de tenter de se disculper. Il remet à l’enquêteur la copie de l’une des vingt-sept cassettes du dossier, celle qui s’appelle ‘Madeira’. Sur cette cassette, le pédocriminel Norbert de Rijk est visible en flagrant délit d’abus sexuel sur mineur, de même que van der Naaten et un Portugais, Agostina de Souza. Ils sont parfaitement identifiables. Il s’agit, pour ce qui concerne de Rijk, du gardien de nuit de l’Hôpital de Temse ! Une note transmise par le service d’Interpol de La Haye à celui de Lisbonne précise que de Rijk avait déjà été arrêté aux Pays-Bas, et avec lui les dénommés Casper Van Maasakers, Robbie van der Plancken et Lothar Glandorf. Marcel Vervloesem se tourne vers les autorités portugaises, auxquelles il remet une copie de la vidéocassette ‘Madeira’. Cette remise de pièce à la police portugaise se fait devant les caméras de la télévision belge. En 1997, les autorités portugaises déclenchent des poursuites en lançant des mandats d’arrêt internationaux. Le Ministre belge de la Justice Stefaan de Clerck disait ouvertement au Parlement qu’il fallait stopper l’enquête de Marcel Vervloesem, qu’il ne devait plus avoir le droit de travailler sur cette affaire. Le Ministre prétendait qu’il n’y avait pas de dossier ‘ Temse-Madère ‘, qu’il n’y avait pas d’affaire criminelle ‘ Temse-Madère ‘. Le Procureur von Genk d’Anvers déclara, lui aussi, qu’il n’y avait pas de tel dossier. Deux jours plus tard, devant le même parlement, le même ministre était obligé de déclarer que la Justice belge avait fait une erreur et qu’il y avait en effet un dossier ‘ Temse-Madère ‘. Il y a eu des arrestations de citoyens belges, hollandais, portugais, admit-il. Et le Ministre présenta ses excuses devant le Parlement. Plusieurs dizaines d’enfants sont ainsi tirés des griffes de ce réseau au Portugal.
 
Le Ministre de la Justice de Clerck demande au groupe Merkhoven de mettre à la disposition de la Justice belge tous les éléments dont ils disposent. Il annonce publiquement que le groupe Merkhoven pose problème et promet une enquête « traitée à 100% » si le groupe Morkhoven soumet à ses services tous les éléments concernant les enfants disparus. Marcel Vervloesem est bien conscient que ces promesses sont vides de tout sens, sauf sur un point précis : la Justice belge, qui n’a jamais mené d’enquête sérieuse sur les réseaux pédophiles, ne cherche en réalité qu’à étouffer toute cette affaire. L’activiste poursuit donc son enquête minutieuse.
 
Marcel Vervloesem se rend compte qu’il ne s’agit pas ici de plusieurs réseaux différents de pédocriminalité, mais plutôt d’un vaste réseau international aux multiples interconnexions. Il se retrouve en effet, à travers les documents en sa possession, sur la piste de Manuel Schadwald, enfant allemand disparu. Sur la cassette ‘Madeira’ apparait un adolescent belge disparu, Robbie van der Plancken . Robbie van der Plancken est un enfant fugueur. La piste mène l’enquêteur en Allemagne, dans des bars réputés pour le proxénétisme d’enfants mineurs. C’est ainsi que Marcel Vervloesem atterrit au bar ‘le Pinocchio’, à Berlin, haut-lieu de proxénétisme fréquenté par un certain … Lothar Glandorf, dont le nom figure, à côté de celui de Robbie van der Plancken, dans le dossier ‘ Temse-Madère ‘. Ceux-ci ont été surpris par la police hollandaise en 1992 dans un appartement en compagnie d’enfants. Ils ont été arrêtés mais relâchés ensuite faute de preuves. Lothar Glandorf organise un trafic d’enfants entre la Belgique, la Hollande, la Pologne, l’Allemagne et le Portugal. Glandorf possède au moins un bordel, en partenariat avec des studios de photo et de tournage. Des tournages ont lieu à Madère et à Rotterdam. Robbie van der Plancken, un Belge vivant aux Pys-Bas, ancien enfant prostitué, est devenu l’associé de Lothar Glandorf dans le proxénétisme d’enfants. Il gère le trafic d’enfants entre la Belgique et la Hollande. Marcel Vervloesem obtient de Robbie van der Plancken des informations sur l’enfant allemand disparu Manuel Schadwald. Ce dernier est bien passé entre les mains des trafiquants d’enfants. A l’instar des autorités belges et françaises, les autorités allemandes traitent la question des disparitions d’enfants avec désinvolture. Le Procureur de Berlin, Hansjürgen Karge déclare en public que les disparitions d’enfants ne relèvent pas de sa compétence. Certains enfants fuguent, d’autres sont vendus par leurs parents, qu’en sait-on, mais cela ne concerne pas le Parquet, déclare à la télévision le Procureur Karge ! « Nous commençons à travailler quand nous avons des éléments de délit. » Apparemment, la vente d’enfants par leurs parents ne constitue pas, à Berlin, un délit !
 
Pendant ce temps, face aux questions de Marcel Vervloesem, Robbie van der Plancken prétend qu’il a rencontré une femme et refait sa vie. Devant les caméras de la RTBF à Zandvoort (Hollande), il déclare avoir vu Manuel Schadwald quitter Berlin en direction de Hambourg avec Lothar Glandorf, mais sans aucune contrainte. Ensuite, selon ce même Robbie van der Plancken, Manuel Schadwald est allé à Rotterdam ; Il donne à la RTBF l’adresse même. Il s’agit de l’adresse d’un bar tenu à l’époque par Robbie van der Plancken et Lothar Glandorf. Robbie van der Plancken prétend, dans cette même interview, que c’est ce jour-là qu’il a « tout arrêté, tout abandonné. » Marcel Vervloesem apprendra qu’en septembre 1994, soit un an après sa disparition, Manuel Schadwald avait été vu en compagnie de Lothar Glandorf à Rotterdam dans un bar (en fait un bordel pour hommes tenu par Glandorf) par des indics de la police hollandaise. A la télévision allemande, le journaliste Roelf van Til déclare qu’il peut prouver que cette nuit-là, Manuel Schadwald a bien été vu par la police hollandaise à Rotterdam et que la police n’a pourtant rien fait. Le Procureur Karge de Berlin, lui, déclare à la télévision : « Ce que fait la Police hollandaise, ça ne me regarde pas ! »
 
Cependant, Robbie van der Plancken, cherchant à se décharger, communique à Marcel Vervloesem l’adresse d’un autre comparse, Gerrit Ulrich. Pédophile convaincu, ce dernier gère depuis son appartement à Zandvoort un site Internet nommé Apollo, qui propose contre rémunération des images pédophiles produites sur la base d’enlèvements et d’exploitation sexuelle d’enfants. Il y a huit ordinateurs en réseau à l’intérieur de son appartement qui servent le site Internet ‘Apollo’. Marcel Vervloesem entre en contact avec Gerrit Ulrich et se rend à son domicile à Zandvoort. L’enquêteur explique qu’il est à la recherche de Manuel Schadwald et qu’il soupçonne Ulrich de détenir des informations sur Schadwald. Ulrich nie sa participation à un quelconque réseau, se présentant comme un simple collectionneur de photos mais qui est pourtant contre les abus d’enfants. Acculé par Marcel Vervloesem, Gerrit Ulrich lui fournit certains documents afin de se décharger à son tour, puis s’enfuit, ayant peur de se faire arrêter par la Police hollandaise. Il s’agit de huit mille cinq cents photos environ qui sont ainsi livrées à l’enquêteur, ce qui constituera le premier CD Rom de Zandvoort. Ces photos mettent en scène d’abord des enfants dénudés dans des poses suggestives. Puis il y a des actes d’attouchements, de viols, où les visages des victimes et des bourreaux apparaissent clairement. Il y a 578 visages d’enfants différents et 17 visages d’adultes en crime flagrant. Il y a des viols de bébés, des scènes de torture faisant usage de fers à repasser, d’électrodes, de chaines, de fils de fer barbelés. L’horreur va jusqu’à la mise à mort d’une adolescente par égorgement au couteau devant la caméra. Il y a des filles de six ans suspendues à des poutres avec des fils de fer barbelés, des enfants tués au cours des sévices. Marcel Vervloesem découvre des horreurs inimaginables. Sur certains clichés, on voit des voitures avec des plaques d’immatriculation parfaitement lisibles. Une enquête sérieuse de la police permettrait donc d’identifier des protagonistes.
 
Suite à sa confrontation avec Marcel Vervloesem, Gerrit Ulrich s’enfuit en France avec Robbie van der Plancken. Il sait qu’il est en grand danger du fait de ses révélations et qu’il y a un ‘contrat’ sur lui. Ce qu’il ignore, c’est que c’est son jeune amant même, Robbie van der Plancken, qui est chargé de l’exécuter. Affolé, Gerrit Ulrich contacte Marcel Vervloesem par téléphone de Lyon en lui demandant d’aller dans son appartement de Zandvoort afin de récupérer d’autres CD-Rom qui y sont cachés sous le plancher, et ce, pour les remettre aux autorités. Ulrich espère ainsi faire en sorte que son élimination physique n’ait plus d’intérêt pour les membres du réseau. Il ne se doute pas des complicités dont bénéficient les membres du réseau, dont aucun ne sera inquiété. Lui, par contre, payera de sa vie sa trahison. Le 19 juin 1998, Ulrich est abattu en Italie, près de Pise, par Robbie van der Plancken. Condamné pour ce meurtre, Robbie van der Plancken purgera une longue peine de prison en Italie. Les Pays-Bas demanderont son extradition pour les chefs d’inculpation suivants : diffusion et production de documents pornographiques mettant en scène des enfants, enlèvement du jeune Manuel Schadwald et appartenance à une organisation criminelle.
 
Marcel Vervloesem s’introduit donc dans le domicile de Gerrit Ulrich. Ulrich lui avait expliqué qu’il y avait une cache secrète sous son salon dans laquelle se trouvait le matériel important. A leur arrivée, Marcel Vervloesem et ses collègues découvrent que la serrure de la porte a été forcée et une infraction déjà commise. Pour comble, il y avait déjà deux agents des Services secrets hollandais dans l’appartement. Ensuite, la Police a fait une grande perquisition à l’intérieur de l’appartement. Elle a saisi entre cent et deux cent mille autres photos à caractère pédophile. Marcel Vervloesem a pu quand même récupérer subrepticement d’autres CD-Rom dans la cache indiquée par Ulrich. Quand la famille Ulrich vient récupérer ses affaires personnelles dans l’appartement au cours de la semaine et suite à son meurtre, certains CD-Rom à caractère pédophile leur sont remis par la Police. Ces CD-Rom portent la mention ‘Musique’, et la Police hollandaise pense qu’il s’agit réellement de musique. En plus, les écrans des ordinateurs sont saisis, mais pas les boîtiers, pas les disques durs. Les Morkhoven ont bien dit à la Police hollandaise de tout saisir et de ne pas remettre de CD-Rom à la famille d’Ulrich, mais la Police hollandaise ne les écoute pas. Plus tard, les spécialistes de la Police hollandaise se sont rendu compte de l’énorme erreur commise et ils ont écrit à la famille d’Ulrich afin de récupérer ces documents. Cependant, la famille d’Ulrich a préféré les remettre aux Morkhoven. Par ailleurs, la famille d’Ulrich avait déjà signalé à la Police hollandaise ce trafic de pédopornographie dans l’appartement de Gerrit Ulrich. Il y avait déjà un dossier judiciaire à son encontre. Mais rien n’avait été fait. La colère de la famille Ulrich à ce sujet explique qu’ils fassent davantage confiance à Marcel Vervloesem qu’aux autorités. Lorsque l’affaire a été ainsi portée sur la place publique, une équipe de plus de quarante policiers a été montée pour enquêter. Cependant, lorsqu’une cassette a été découverte chez Gerrit Ulrich où figuraient des personnes liées à la famille royale hollandaise, ordre a été donné de stopper l’enquête.
 
Marcel Vervloesem est donc maintenant en possession de plus de 90 000 photos d’abus sexuels sur enfants en plus des 8 500 qu’il détenait déjà. En tout, près de 100 000 enfants différents sont mis en scène. Le 11 juin 1998, l’enquêteur détient au total 21 CD-Rom. Il prend la précaution d’en faire des copies avant d’envisager de les remettre à la justice belge. Et il contacte la presse. C’est la télévision hollandaise Nova qui ouvre le feu le 14 juillet 1998. Elle parle des neuf ans d’enquête de Marcel Vervloesem et du trafic de Gerrit Ulrich avec le site ‘Apollon’. Le lendemain, la presse du monde entier débarque en Flandre, chez Marcel Vervloesem . La réaction des autorités belges est tout aussi rapide. Marcel Vervloesem voit son domicile perquisitionné. Il est lui-même arrêté et mis en garde à vue quelques heures sur ordre du Juge d’Instruction de Turnhout. Marcel Vervloesem est inculpé pour … détention de matériel pédopornographique ! Le lendemain, cependant, l’activiste croit avoir obtenu gain de cause. Il annonce à la presse avoir obtenu l’assurance du Juge d’Instruction que la Justice va s’attaquer à ce réseau de pédocriminalité et le démanteler. C’est sur la base de cette assurance que les Morkhoven remettent à la Justice belge les documents en leur possession.
 
Mais, contre toute évidence, le Procureur Dufour de Turnhout continue à nier l’existence d’un réseau international et à affirmer qu’il n’y a aucun lien entre l’affaire Temse-Madère et les CD-Rom de Zandvoort. Surtout, il fait cette déclaration … avant que Marcel Vervloesem ne lui remette les CD-Rom ! Les autorités lancent le mot : l’affaire de Zandvoort est une affaire de cybercriminalité, qui se passe uniquement sur Internet. C’est un déni de la réalité, car les scènes de viols, de torture, d’actes de barbarie et de mise à mort d’enfants ont bien été filmées quelque part, avec des protagonistes en chair et en os. En effet, une des victimes de Marc Dutroux et de son complice/commanditaire Jean-Michel Nihoul se trouve sur un des CD-Rom de Zandvoort. Il s’agit de Katrien de Cuyper. La Police hollandaise a contacté les autorités d’Anvers (Belgique) pour leur signaler cette découverte. La Police belge a cependant prétendu qu’il ne s’agissait pas de Katrien de Cuyper, alors que les copines et la maîtresse d’école de la fillette soutenaient sans équivoque que c’était bien elle. Une analyse biométrique de la photo a par ailleurs prouvé avec certitude qu’il s’agissait de Katrien de Cuyper. Dans l’affaire Dutroux, tous les parents des victimes savent que Marc Dutroux n’agissait pas seul, mais l’Etat belge insiste à nier cette évidence afin de ne pas déranger les réseaux de l’horreur pédocriminelle impliquant des gens haut placés dans la société belge d’aujourd’hui. En effet, l’enlèvement et la séquestration d’enfants destinés à de tels abus coûte très cher. Qui paie de telles prestations de services ? Ce ne sont pas des gens du peuple, avec peu de moyens financiers, qui constituent la clientèle de ces horreurs-là, mais bien des gens fortunés, haut placés dans la société belge. Jean-Michel Nihoul, par exemple, prétend qu’il a participé à des partouzes privées où il a rencontré des ministres, des magistrats, des hommes d’affaires importants, des gens de la noblesse. Les ouvriers et les chômeurs ne sont pas admis dans de tels rassemblements.
 
Voici la vérité sur le tragique destin de Katrien de Cuyper, relatée par Regina Louf , ‘Témoin X1′ dans l’affaire Marc Dutroux :
 
«Durant les auditions des 8 et 15 février 1997, j’ai décrit comment Tony (NDLR : Antoine V., souteneur et tortionnaire de Regina Louf à qui elle avait été livrée à l’âge de 12 ans par sa mère, Christiane Louf, cette dernière, avec son mari Georges Louf, ayant prostitué leur fille dès l’âge de deux ans et demi) vint me chercher et me conduisit dans un château près d’Anvers en menaçant de tuer mes enfants si je n’allais pas avec lui. Je n’avais pas pu donner de détails au sujet de mon rôle dans le meurtre de Katrien. J’étais à nouveau submergée par ces écrasantes sensations de culpabilité et de peur et j’avais dû mettre fin à l’audition. Je décidai toutefois d’envoyer un fax avec les détails au gendarme Patrick de Baets. Dans ce fax j’avouais que j’avais été forcée de participer au meurtre de Katrien. Tony était en train de composer mon numéro sur un téléphone mobile et me disait que si le téléphone sonnait à la maison, son complice s’arrangerait certainement pour qu’il arrive un grand malheur à mes enfants. Je m’attendais à être arrêtée mais à cause de mon passé d’abus sexuels prolongés et de la menace de mort pesant sur mes enfants, je ne le fus pas. On me dit toutefois que je devais déposer une plainte contre Nihoul, Tony et l’homme d’affaires ‘Y’, ce que j’ai fait au nom de mes trois enfants qui avaient été menacés, Eli, Yentl et Hannah. Le 1er mars, avant ma dernière audition avec Patrick de Baets, les détectives m’emmenèrent au château ‘K’ que je reconnus comme le lieu du meurtre de Katrien. J’y avais été témoin de l’assassinat de plusieurs enfants durant les dernières séries de partouzes sado-maso auxquelles j’avais été forcée de participer. Pendant l’audition qui eut lieu immédiatement après, je donnai quantité de détails supplémentaires aux détectives. Ce qui advint de Katrien suit ci-dessous.
 
Le 17 décembre 1991 aux environs de 21 heures 30, Katrien de Cuyper téléphona à ses parents depuis la maison de son petit ami à Anvers. Elle promit de prendre le dernier bus de la ligne 64 pour rentrer. Aux environs de 22 heures 45, des clients d’un café pour chauffeurs ‘Les Routiers’ la virent donner un coup de fil. Le commutateur du téléphone était d’un ancien modèle, ce qui ne permit pas, plus tard, aux détectives d’identifier la personne qu’elle avait appelée. On ne reverrait plus Katrien vivante. Sa disparition fit beaucoup de remous dans la région d’Anvers car deux autres adolescentes, Inès et Inge, avaient disparu sans laisser de trace durant la même période. En juin 1992, des travailleurs du bâtiment découvrirent un cadavre de femme lors de travaux d’infrastructure dans la zone des docks près des grues d’une compagnie d’importation appelée ‘ Katoen Natie ‘. Un examen dentaire révéla qu’il s’agissait du corps de Katrien. Le rapport d’autopsie démontre qu’elle a dû être tuée peu de temps après sa disparition.
 
Après la disparition de Katrien, plusieurs lettres anonymes parvinrent aux parents et à la rédaction d’un magazine par une personne qui prétendait l’avoir prise en auto-stop vers Braaschaat, un faubourg chic au nord d’Anvers, vers 23 heures. J‘ignore si cette personne a été interrogée.
 
Un an plus tard, un psychopathe hollandais, Ludo de Beukelaer, fut arrêté. Il montra quasiment spontanément où il avait enterré Inès et Inge mais nia avec force avoir quoi que ce soit à voir avec Katrien. Le magistrat instructeur Michel Jordens déploya beaucoup d’énergie dans cette affaire mais il y avait trop peu d’indices et cinq ans plus tard l’affaire n’était toujours pas résolue.
 
Lorsque je parlai de mon implication dans le meurtre de Katrien de Cuyper au cours de mes auditions de février 1997, la date de la mort de Katrien collait parfaitement avec ce que je disais au sujet de Tony qui était venu me chercher quand ma fille Yentl était bébé. Je n’avais jamais été forte en dates mais cette fois tout coïncidait, même la description que j’avais donnée de l’immeuble, l’entrée, le fossé, le petit pont, la vieille ‘orangeraie’ etc.
 
L’adjudant Patrick de Baets et certains de ses gendarmes rencontrèrent leurs collègues anversois le 13 février 1997. Les gendarmes d’Anvers réagirent avec enthousiasme parce que de nombreux détails collaient parfaitement. Plus tard, ils firent des recherches sur la vie secrète que Katrien était supposée avoir menée durant les mois précédant sa mort. Certains de ses amis le confirmèrent, mais ses parents réagirent exactement comme les parents de C. (NDLR : autre enfant victime du réseau Nihoul / Dutroux ) et ne voulurent pas accepter l’idée. Les détectives de la gendarmerie découvrirent qu’une entreprise de pornographie hollandaise était établie au-dessus du café ‘Les Routiers’. Un de leurs clients était Gerrit Ulrich. Dans son appartement de Zandvoort, la Police découvrira, en 1998, 50 000 photos porno montrant les moyens les plus cruels de torture d’enfants. Parmi ces photos, il y en avait une d’une fille qui ressemblait exactement à Katrien de Cuyper.
 
Mais en mars 1997 avait commencé la campagne de diffamation en vue de me discréditer ainsi que l’équipe De Baets et les autres témoins ‘X’. Selon Patrick de Baets, le 24 avril 1997 on lui avait clairement signifié que s’il n’arrêtait pas de creuser il aurait des problèmes.
 
En octobre 1996, Tony avait été quelques fois filé par la Police mais uniquement pendant la journée parce que les heures supplémentaires pour travail nocturne semblaient peser trop lourdement sur le budget du BSR. Fin 1996, toutes ses communications téléphoniques furent enregistrées et le 24 octobre entre 16 heures 55 et 17 heures 17, il appela 18 fois ‘B’, un officier du détachement national de Police de Brasschaat, commune située très près de ‘s Gravenwezel. L’ex-petite amie de Tony, Odette, affirmera plus tard que ‘B’ était un des meilleurs amis de Tony. Les détectives de De Baets découvriraient de leur côté que l’équipe d’Anvers avait été renforcée par … ‘B’ ! Un peu plus tard, en mars 1997, la Brigade spéciale d’intervention de la Police nationale installa une balise communément appelée ‘gonio ‘ dans la voiture de Tony. Cet appareil qui utilisait les communications satellite n’était en principe utilisé que pour localiser les grands criminels. Quand le Procureur Bourlet demanda à ce que le mouchard soit maintenu dans la voiture pendant deux mois de plus, la Police nationale refusa. Durant le mois d’avril, Tony serait localisé 21 fois dans les environs immédiats de 4 écoles. L’une d’elles était celle de Katrien où sa sœur était encore en classe.
 
Mais la campagne de diffamation contre le témoin ‘X’ commençait à s’ essoufler. Début 1998, on ordonna finalement une perquisition au château ‘K’. C’était trop tard. Des rénovations avaient été entreprises et l’autorisation de perquisition ne permit pas aux détectives de fouiller tous les endroits concernés. Ils voulurent demander un nouveau mandat mais la campagne de presse qui avait commencé début 1998 les avait découragés. L’attitude prédominante était : ‘Pourquoi perdons-nous notre temps ici ?’ Entre-temps, le premier magistrat instructeur, le Juge Jordens, avait été promu et remplacé par un nouveau, Vyncke .
 
Le 21 octobre 1998, le Ministre de la Justice, Tony van Parijs, déclare que le Juge d’Instruction Vyncke a décidé d’arrêter les vérifications de mon témoignage, suite à une concertation avec ses collègues de Gand, d’Anvers et de Bruxelles. La messe était dite ! Le meurtre de Katrien de Cuyper rejoindrait dans le néant ceux de tant d’autres enfants disparus. »
 
Le 27 mars 2000, un reportage intitulé ‘Viols d’enfants : la Fin du Silence’, avec enquête de Pascale Justice, est diffusé sur FR3 . Les enfants rescapés témoignent que leurs bourreaux tuaient des enfants, apparemment des enfants d’origine étrangère : « C’était des enfants qui étaient un peu arabes et des choses comme ça, et puis ils leur coupaient la tête. Ce n’était pas à la télé, c’était pour de vrai, parce qu’ils criaient, les enfants, tout le temps. » L’émission est présentée par Elise Lucet. George Glatz, du Comité International pour la Dignité de l’Enfant, intervient pour dire qu’il faut considérer cette question sous l’angle économique, car le marché est fort lucratif, des ‘ snuff movies ‘ (mises à mort filmées d’enfants violés et torturés) se vendant pour entre 10 000 et 20 000 francs suisses. George Glatz parle des cas, en France, de Florian Mafé, d’Aurore Genard et des Nicolae à Saint-Victor, qui dans les trois cas témoignent avoir vu des enfants morts. Florian dit les avoir vus dans des cercueils. Son témoignage est totalement crédible selon tous les experts qui l’ont vu, et pourtant, selon George Glatz , « Florian est actuellement en fuite avec sa mère aux Etats-Unis ». Des instructions ont été menées à Nice, dit George Glatz, mais, « comme le dit maintenant enfin le Procureur Montgolfier, il y avait des couvertures qui faisaient que les choses n’aboutissaient pas ». Dans la même émission, Martine Bouillon, Substitut du Procureur au Tribunal de Bobigny, intervient pour dire que des charniers d’enfants ont été découverts en région parisienne (Seine-et-Marne) et qu’une instruction est en cours. Seule réaction institutionnelle : le 17 mai 2000, la Chancellerie dément les propos de la Substitut Martine Bouillon et annonce que « une procédure disciplinaire a été engagée » à son encontre.
 
Angers. Jeudi 15 novembre 2001. Le journal télévisé de 20 heures traite du cas de Véronique Liaigre, victime de viols aggravés, de proxénétisme de ses parents dans le village de Jallais (3 500 habitants), près de Cholet, dans le Maine-et-Loire. La Cour d’Assises d’Angers juge les parents pour avoir obligé leurs quatre filles de participer à des soirées échangistes. Leur calvaire a duré sept ans. Véronique Liaigre témoigne à Antenne 2 : « Dès l’âge de mes cinq ans j’ai commencé à me faire violer. Ensuite, j’ai eu des coups, je me suis fait priver de soins et d’aliments. A quinze ans, je pesais 35 kilos. J’étais une enfant plutôt timide, recroquevillée sur moi-même de par mon passé. Je subissais des violences sexuelles quasiment chaque semaine et j’étais vendue à des hommes, voire trois hommes par soirée parfois. » Le lendemain, reçue sur un plateau de télévision, la jeune femme fera des déclarations beaucoup plus précises, plongeant l’auditoire dans l’horreur totale. Sur Internet aujourd’hui, on ne retrouve plus ses déclarations du lendemain, qui ont été purement et simplement censurées. Dans ces déclarations-là, Véronique Liaigre affirme s’être reconnue dans les CD-Rom de Zandvoort. Elle serait âgée de dix ans sur les photos où elle se reconnaît. Elle et ses trois sœurs étaient victimes de 1986 à 1997 d’un enfer quotidien entre viols, viols collectifs, coups et traitements inimaginables de la part de ses parents. Véronique Liaigre soutient que tout le village savait et que beaucoup de ses habitants participaient aux viols qu’elle subissait avec ses sœurs. Aucun signalement n’aura jamais abouti. Un gradé de gendarmerie protégeait l’activité criminelle et même l’organisait. Et c’est à ce même gradé de gendarmerie que l’enquête a été confiée ! Aux Assises d’Angers, Mr le Président Vermorel a déclaré en désignant les parents Liaigre : « Nous sommes là pour juger ceux-là et rien d’autre ! » Selon l’avocat même de Véronique Liaigre, Jean-Claude Dix : « Justice a été rendue aux victimes, mais l’essentiel, le réseau, n’a pas été jugé. » Pourtant, sur les CD-Rom de Zandvoort, Véronique Liaigre a aussi reconnu cinq victimes mineures. Elle déclare avoir assisté à des rituels sataniques agrémentés de sacrifices humains qui auraient eu lieu dans la région d’Agen et dans le Maine-et-Loire. Elle assure que les corps seraient enterrés à Granges-sur-Lot (Lot-et-Garonne). Elle rapporte également le détail d’enfants africains nés sous ‘X’, nés de viols, mis à mort au cours de cérémonies sataniques. Elle se dénonce elle-même comme ayant été obligée de participer à un sacrifice d’enfant sous la menace de l’arme d’un gradé de gendarmerie d’Agen. Véronique Liaigre fait des déclarations concernant la petite Marion, disparue à Agen le 14 novembre 1996. Là encore, Granges-sur-Lot (47) abriterait un charnier d’enfants. Mais les sections et brigades de recherche concernées affirmeront n’avoir trouvé aucun élément permettant de recouper les terribles accusations. La Juge Ringot en charge de l’affaire des CD-Rom de Zandvoort, n’a jamais voulu établir le rapprochement entre l’affaire de Véronique Liaigre et les CD-Rom où la jeune fille apparaît, interdisant ainsi la manifestation de la vérité comme en témoigne l’avocat Shalka, chargée de la défense de la mère tortionnaire, qui déclare : « J’ai écrit plusieurs fois au Juge Ringot, mais elle n’a jamais répondu. »
 
L’affaire des CD-Rom de Zandvoort est aussi rattachée au dossier des disparues de l’Yonne. L’adjudant Christian Jambert, ‘suicidé’ de deux balles dans la tête tirées d’angles différents, aurait établi une connexion formelle entre Emile Louis, Claude Dunant et un réseau de notables de la région d’Auxerre. La complicité des services sociaux apparaît aussi très clairement dans une affaire où des adolescentes et des jeunes femmes handicapées étaient enlevées, séquestrées, violées et torturées dans la cave de Claude Dunant et de sa compagne. Les victimes étaient préalablement enlevées par le chauffeur de bus Emile Louis, travaillant pour les services sociaux. Ensuite, elles étaient livrées à plusieurs dizaines de clients qui devaient défiler, cagoulés, dans la cave à tortures pour assouvir leurs pulsions. L’affaire Dunant n’éclata que suite à l’évasion miraculeuse d’une victime. Il aura fallu ensuite trois jours pour que les autorités daignent intervenir et libérer une autre jeune femme qui partageait le même calvaire que l’évadée, alors que l’évadée en question avait immédiatement alerté les autorités de la situation. La présence formelle de quatre victimes d’Emile Louis et de Claude Dunant sur les CD-Rom de Zandvoort ne fut pourtant jamais exploitée par la Justice française.
 
Un lien existe également entre les CD-Rom de Zandvoort et la société Défi productrice de films pornographiques à Perpignan et dirigée par Gérard Ménhoux. Ce dernier est propriétaire de nombreux sex-shops en France et a produit des centaines de films ‘X’. Son principal fournisseur en matériel vidéo est Daniel Messinger. Messinger était à l’époque milliardaire et propriétaire d’une somptueuse villa sur la Côte d’Azur où s’organisaient régulièrement des partouzes avec pour invitée de marque la reine du porno allemand Béate Ouze. Mais, en juin 1994, Daniel Messinger est formellement impliqué dans la disparition de deux jeunes femmes de 22 ans, Marie-Hélène Audouaye et Valérie Bénahim. Il est uniquement inculpé par la Justice française pour séquestration de personnes et proxénétisme. Il s’enfuit au Canada après avoir changé d’identité à l’issue de six mois d’incarcération. Depuis, la Justice française prétend le rechercher pour d’autres faits de nature criminelle : des viols sur enfants ainsi que le tournage de films pornographiques mettant en scène, là aussi, des enfants. Certains extraits de ses productions apparaissent sur les CD-Rom de Zandvoort. Dans l’environnement relationnel de Daniel Messinger et Gérard Ménhoux, nous trouvons … Marc Dutroux et Jean-Michel Nihoul. Gérard Ménhoux reconnaît lui-même à l’époque fréquenter Marc Dutroux. La société ‘Défi’ de Perpignan, ainsi que celle de Daniel Messinger, sont en fait, dans les années ’90, les intermédiaires de Jean-Michel Nihoul et d’une certaine ‘Maîtresse Roxanne ‘, grande figure des milieux sado-maso belges fréquentés par Nihoul. Nihoul exploitait des salons sado-maso en Belgique et Hollande par l’intermédiaire de ‘Maîtresse Roxanne’. En fait, la transsexuelle surnommée ‘Maîtresse Roxanne ‘ n’est autre qu’un certain Didier Pèlerin, né à Paris en 1959. La production de films porno sado-maso est au cœur de ce business. Dans le cadre de l’affaire des témoins ‘X’, Maîtresse Roxanne avouera lors d’une audition avoir réalisé des vidéos particulièrement dures distribuées en Belgique, en Hollande, en Allemagne et en France. Des milliers de cheveux ont été trouvés dans la cave de Marc Dutroux, mais aucune enquête n’a été menée là-dessus, aucune analyse d’ADN. En Hollande, les sociétés ‘ Rex Productions’ et ‘ Rox Films Productions’ exhibent des photos d’enfants nus et enchaînés dans leurs press-books, dont certaines se retrouvent sur l’un des CD-Rom de Zandvoort. Derrière ces odieuses productions se cache à Perpignan une secte appelée ‘ Wicca ‘ et bénéficiant de hautes protections étatiques.
 
L’affaire ‘ Coral ‘, l’affaire ‘Cries’ à Bruxelles et l’affaire ‘Cathédrale’ en France sont toutes liées. On y retrouve les mêmes personnes. Dans le dossier ‘ Coral ‘ en France, on retrouve la photo N°9 du 1 er CD-Rom de Zandvoort. Il s’agit d’une photo de Jean-Pierre Rosenczweig, magistrat français qui joue les grands experts de la protection de l’enfance. Il s’agit d’un notable socialiste, premier chef de cabinet du Ministère de la Justice en 1983, sous François Mitterrand. Rosenczweig fut dénoncé par le Werkgroep Morkhoven mais, ayant des amis haut placés au gouvernement, il n’a jamais été inquiété ni même interrogé sur cette affaire. Une analyse biométrique effectuée par la Fondation Princesse de Croy l’a pourtant identifié à 99,03%, alors qu’à partir de 95% de certitude on considère que l’identification est incontestable. Le 2 octobre 2003, le Procureur Jansen déclare : « L’accusation selon laquelle il s’agit d’un juge de l’enfance sur la photo N°9 est une accusation grave. Elle ne se base sur rien. Mais, nous allons vérifier. » Aucune vérification n’a eu lieu. Dominique Perben, Ministre de la Justice de l’époque a été saisi par le Werkgroep Morkhoven. Il n’a rien fait pour identifier ce pédocriminel .
 
Le 10 septembre 1998, des personnes viennent déposer plainte contre Marcel Vervloesem au Parquet de Turnhout. Ce sont des voisins de Marcel Vervloesem qui prétendent qu’il a violé leur fils dix ans plus tôt suite à un visionnement de cassettes pornographiques. Ces accusations sont traitées avec le plus grand sérieux par le Parquet de Turnhout. Les CD-Rom de Zandvoort, cependant, ne font l’objet d’aucune enquête sérieuse. Une très large publicité est organisée autour de ces accusations contre l’activiste avec violations flagrantes du secret de l’instruction en direction de la presse belge. La prétendue victime de Marcel Vervloesem ne se présenta pas à l’audience et ne fut pas représentée. Les prétendues victimes étaient en réalité des délinquants convaincus qui avaient été payés pour déposer plainte contre l’activiste. Certains plaignants ont reconnu par la suite avoir subi des pressions pour porter plainte contre Marcel Vervloesem. Le garçon prétendument violé par Marcel Vervloesem a même fait une déclaration écrite avouant qu’il avait reçu des dizaines de milliers de francs belges en échange de sa plainte – et il a donné les noms des payeurs-commanditaires.
 
Marcel Vervloesem devient maintenant la cible de l’appareil judiciaire. Les autorités belges prétendent même que si les Morkhoven publient des photos de victimes ou d’auteurs d’actes pédophiles, ils seront poursuivis pour … atteinte à la vie privée ! Ensuite, un enfant est chargé de déposer un petit sachet de marijuana chez Marcel Vervloesem. Puis, sur dénonciation, la police locale vient perquisitionner chez Marcel Vervloesem à la recherche du sachet. La presse belge a donné un large écho à ces accusations farfelues.
 
En 1998, Gina Bernaer, collaboratrice de Marcel Vervloesem, entre en contact avec différents organismes internationaux : Terre des Hommes, le Comité International pour la Dignité de l’Enfance et le journal ‘L’ Humanité ‘ en France par le biais du reporter Serge Garde. Elle remet à Serge Garde une copie du 1er CD-Rom de Morkhoven le 15 novembre 1998. Quelques jours plus tard, Gina Bernaer se tue au volant de sa voiture. Les freins avaient lâché. Deux jours plus tôt, elle avait fait état de menaces de mort. Gina Bernaer a donc rejoint les trente témoins morts dans l’affaire Dutroux. Ces trente personnes, victimes de morts opportunes, n’ont jamais pu témoigner comme elles devaient le faire.
 
Afin d’alerter l’opinion publique et relancer l’affaire, Marcel Vervloesem conçoit une affiche montrant des photos d’actes de barbarie commis sur des enfants. La Police et la Justice se précipitent pour retirer et supprimer ces affiches, car elles ont toujours prétendu que les CD-Rom de Zandvoort ne présentaient pas d’éléments graves. Le Procureur d’Anvers avait décrit l’affaire comme « une bulle vide ». Néanmoins, la bulle étant tout sauf vide et le public risquant de la découvrir comme telle, des poursuites sont maintenant engagées contre Marcel Vervloesem pour … ‘diffusion de matériel pédopornographique ‘ ! Le 11 avril 1999, l’association Morkhoven transmet un CD-Rom au Roi belge Albert II ainsi qu’à son Procureur Général. Elle envoie ensuite un courrier au Procureur Général Tack. Ce dernier répond que le CD-Rom envoyé aurait disparu. Le 9 avril 1999, copie du même CD-Rom est envoyée au Président Chirac ainsi qu’à tous les gouvernements des pays d’Europe concernés. La Police hollandaise diffuse alors des centaines de photos d’enfants tirées de ce dossier aux fins d’identification. La diffusion est également effectuée en Suisse et de nombreux parents y reconnaissent leurs enfants. Le fichier d’enfants disparus est mis à disposition dans les commissariats et gendarmeries français. Une quarantaine d’enfants français sont reconnus par leurs parents. Le 21 avril 1999, Jean-Claude Antonetti, ‘conseiller technique’ de Jacques Chirac, répond à Marcel Vervloesem « que j’ai transmis votre dossier à Mme le Garde des Sceaux ». Pourtant, le 12 avril 2000, sur le plateau télévisé de France 3, ledit Garde des Sceaux Elisabeth Guigou déclare ne pas être en possession du CD-Rom de Zandvoort. Sous la pression des familles qui ont reconnu leurs enfants sur le CD-Rom, le Parquet de Paris ouvre une instruction contre ‘X’ pour ‘corruption de mineurs, diffusion d’images à caractère pornographique et atteinte sexuelle sur mineur de quinze ans’. Mais il n’y a toujours rien à propos des tortures avec actes de barbarie et des mises à mort. Les Morkhoven, eux, sont toujours aussi sceptiques quant à l’aboutissement de cette enquête, et ils continuent leurs recherches indépendamment de la Justice. Ils font une analyse biométrique d’une enfant retrouvée morte à Paris, la petite Cécile Bloch. L’analyse est formelle : la victime se trouve bien sur l’un des CD-Rom de Zandvoort. Le magistrat en charge du dossier de Cécile Bloch, Mr Salzmann, clôturera le dossier, interdisant tout rapprochement et refusant de prendre en compte cette analyse biométrique. Patricia Poupard reconnaît, elle aussi, son enfant sur les insoutenables photos diffusées en Hollande et en Suisse. Elle se constitue partie civile et devient la cible d’une persécution inimaginable. Le 14 juillet 2000, avec d’autres Françaises, Mme Poupard avait été convoquée par un Juge d’Instruction suisse afin de visionner le CD-Rom Ulrich à l’Hôtel de Police de Genève. Elle s’y est reconnue. Son fils s’y est reconnu aussi. Il y était âgé de quatre ans. On y voyait son anus dilaté. Sur la photo, il était avec son père Alain Flèche, qui le violait et le prostituait. Des enquêtes ont été menées en France sur ordre de Mme le Garde des Sceaux Guigou, qui a menti honteusement à la presse en disant qu’elle n’avait pas le CD-Rom, alors qu’elle l’avait depuis un an. En mars 2001, Patricia Poupard a quitté le territoire français après avoir perdu tous les procès devant le Juge aux Affaires Familiales de Bordeaux, ceci afin de protéger son enfant âgé de six ans et demi. Arrivés en Suisse, mère et fils ont été pris en charge par l’Armée du Salut de Genève et par le HCR (Haut Commissariat aux Réfugiés). Mme Poupard avait demandé par écrit en 1998 à l’ONU de diligenter des rapporteurs sur tout le territoire français. Elle a fait ensuite l’objet d’intimidations et de menaces de mort. Elle a alors demandé et obtenu l’asile politique en Suisse. Le 1er avril 2004, elle a été arrêtée en compagnie de son fils sur le territoire suisse par Interpol sur mandat d’arrêt international pour ‘enlèvement d’enfant’, alors qu’Interpol était parfaitement au courant du dossier de Mme Poupard, qui avait des contacts avec eux. Mme Poupard est restée en prison du 1er avril 2004 au 31 décembre 2004. Le 1er janvier 2005, des infirmières sont arrivées dans sa cellule, l’ont violemment immobilisée, puis l’ont attachée sur un brancard pour l’interner. Elle a été fortement droguée, officiellement pour la guérir de la ‘paranoïa’ qui la poussait à accuser ainsi Mr Alain Flèche. Ce dernier est un franc-maçon haut placé, membre de la loge ‘Harmonie’ N°11 de la Grande Loge de France, Orient de Bordeaux. Et toutes les familles de victimes apparaissant sur les CD-Rom de Zandvoort seront déboutées par la juge Danielle Ringot qui rendra un non-lieu le 20 mars 2003. Cette juge avait confié les analyses biométriques à des médecins experts n’ayant aucune compétence dans le domaine. Les carnets d’adresses de Gerrit Ulrich n’ont pas été exploités par la Juge Ringot non plus. L’amant d’Ulrich, van Gassett, a dénoncé deux Français, Patrick Busquet et un certain Zaborski, comme étant les têtes de pont en France d’un réseau pédophile. Patrick Busquet est l’homme qui a fourni à Robbie van der Plancken l’arme qui a servi pour abattre Gerrit Ulrich, le responsable du point de diffusion du réseau à Zandvoort. Busquet et Zaborski ont été retrouvés et entendus par les enquêteurs. Aucune charge n’a pourtant été retenue contre eux.
 
Le 4 mars 2001, l’avocate de Marcel Vervloesem saisit l’ensemble des parlementaires européens ainsi qu’Interpol en leur fournissant l’ensemble des CD-Rom. Il y eut beaucoup de réunions et de discussions, mais sans plus. En Belgique, on a créé l’organisation ‘Child Focus ‘ pour ‘protéger l’enfance’. Cette organisation reçoit des millions d’euros de subventions, mais ne fait rien pour lutter contre les réseaux de pédopornographie. Par contre, ‘Child Focus ‘ a déposé plainte contre Marcel Vervloesem et les Morkhoven pour avoir diffusé l’affiche montrant les photos de tortures sur enfants !
 
En réalité, la pédophilie est partout dans les institutions, que ce soit en France, en Belgique ou ailleurs. Le crime organisé, à travers cette même pédophilie dont sont friands les notables et gouvernants, contrôle les pays et leurs instances dirigeantes. Un juge de Turnhout a dit à Marcel Vervloesem un jour que s’il arrêtait ses enquêtes, il n’aurait plus de soucis avec la Justice belge, il aurait une bonne situation, il n’aurait plus besoin de travailler, il aurait une belle vie. Un policier belge lui a dit la même chose, le prévenant même qu’il irait en prison s’il continuait ses enquêtes. Des parlementaires belges l’ont incité également à cesser son combat, prétendant que ceci nuisait à l’image du pays.
 
En France, Jean-Yves Le Guennec, chef de la Sûreté Départementale des Hauts de Seine, face à Martine Bouillon et Elise Lucet sur France 3 le 27 mars 2000, a osé dire que les réseaux de pédophilie n’existaient pas dans notre pays – sauf sur Internet ! Marc Toussain, gendarme enquêteur belge dans l’affaire des ‘dossiers X’, déclare : « On organise des soirées, on arrose, on balance de la cocaïne, on fait tourner les soirées en partouze, les criminels qui organisent ces soirées y injectent à un moment donné des mineurs, ils prennent des photos, ils filment – et on fait chanter tout le monde. Il suffit que des décideurs soient pris au piège pour que tout bloque. Le meilleur moyen de tenir les gens, c’est par le sexe. »
 
Pour ne prendre qu’un exemple : le père de Manuel Schadwald, Rainer Wolf, était en effet un membre de la Stasi, la police secrète de l’Allemagne de l’Est. Wolf a maintenant un club de sado-masochisme à Berlin fréquenté par des personnalités très importantes. Même avant sa disparition, son fils Manuel Schadwald aurait été vu plusieurs fois à la Gare du Zoo de Berlin, lieu de prostitution infantile. Les réseaux prennent très souvent comme base des situations de pédocriminalité intra-familiale, ce qui a comme avantage de permettre, en cas de découverte, l’utilisation de cette famille, base perverse, comme fusible pour occulter la présence d’un réseau aux alentours. Cette technique permet aussi de jeter l’opprobre et le soupçon sur les familles honnêtes dont l’enfant est enlevé, comme ce fut le cas après la disparition de la petite Madeleine McCann au Portugal. C’est devenu un procédé classique pour cacher l’existence des réseaux et ne pas pousser l’enquête plus loin que l’entourage familial.
 
Quant à Marcel Vervloesem, qui n’a pas suivi les conseils bienveillants des magistrats, policiers et parlementaires mais qui, au contraire, a continué ses enquêtes, la Justice belge a cherché par tous les moyens à le condamner, à le déclarer fou ou pervers. Cinq expertises psychiatriques l’ayant trouvé normal et moralement irréprochable, le Professeur Paul Cosyns, psychiatre à l’Hôpital pour Enfants d’Anvers contre lequel Marcel Vervloesem avait mené un grand combat au sujet des cellules d’isolement 20 ans plus tôt, est appelé en renfort. Sans surprise, il rend un avis très négatif sur Marcel, le qualifiant de pédophile très intelligent et très pervers et recommandant … qu’il lui soit interdit de communiquer avec la presse ! Ensuite, un psychologue fut nommé comme expert. Il décida que Marcel Vervloesem était une personne immature avec des troubles de personnalité (mais lesquels, il ne savait pas dire) et un QI de … 32 ! Un deuxième psychologue fut donc nommé, celui-ci étant de l’Université d’Anvers. Cette fois-ci, on accorde à Marcel Vervloesem un QI de 144. Il est déclaré très intelligent, très social … et pas pédophile. Le juge décide ensuite qu’il faut faire un test avec un polygraphe, c’est-à-dire un détecteur de mensonges. Marcel Vervloesem se rend donc dans un service spécial de la Police belge pour un test de polygraphe. Six mois plus tard, le rapport de police arrive au tribunal. Le test montre que l’activiste a dit la vérité, qu’il n’a pas violé d’enfants, qu’il n’est pas pédophile. Le juge clôture donc le dossier … en condamnant Marcel Vervloesem à trois ans de prison assortis d’une interdiction de communiquer avec la presse pendant deux ans. Marcel Vervloesem a fait appel. Pendant ce temps, de nouvelles accusations de pédophilie sont organisées contre lui et, en avril 2005, il est déjà emprisonné en détention préventive pour trois semaines. Son état de santé (cancers, un rein en moins, diabète) est préoccupant, d’autant plus que, lors de sa première incarcération en préventive, les autorités avaient inversé deux dossiers médicaux, dont le sien, ce qui a provoqué l’administration d’une surdose médicamenteuse qui l’a envoyé dans le coma. Simple erreur ou tentative d’assassinat ? Sa mort, en tout cas, aurait été providentielle pour les réseaux de pédocriminalité. Le 14 septembre 2005, la Cour d’Appel confirme la condamnation de Marcel Vervloesem à trois ans de prison ferme. Marcel Vervloesem se pourvoit donc en cassation. Le 24 juin 2008, la Cour de Cassation rend son arrêt, confirmant sa condamnation. Le 4 septembre 2008, la veille de son incarcération, il déclare : « Je n’ai pas peur. J’estime que je dois continuer à dénoncer cette situation. Ca, c’est mon devoir humain. Tout est possible en prison. J’ai fait la paix en moi. J’ai fait mon devoir et je vais le poursuivre depuis ma cellule. Il est possible que ce soit la dernière fois que nous puissions discuter ensemble. Il faut que le combat contre le trafic d’enfants, le viol d’enfants et les réseaux de pédopornographie soit poursuivi. Je crois qu’il est temps que tout le monde mène des actions contre les violences sexuelles sur les enfants. Je crois q14u’en tant qu’activistes, on doit se ranger du côté des enfants et ne pas penser à soi-même. »
 
Note : La Justice belge procède de façon tout à fait curieuse en matière de scellés contenant du matériel pédopornographique. Une loi des plus bizarres oblige à la destruction de tout scellé portant atteinte à la morale une fois la procédure close. On voudrait effacer les traces de tout réseau de pédocriminalité qu’on ne procèderait pas autrement. La Belgique serait-elle ainsi la plaque tournante de la pédocriminalité européenne, avec des lois sur la ‘violation de la vie privée’ et sur la destruction systématique de preuves taillées sur mesure pour assurer la pérennité de cette industrie odieuse, génératrice de milliards d’euros de chiffre d’affaires ? Ce pays ne serait-il en réalité qu’une vaste organisation criminelle au cœur même de l’Europe ? C’est ce que donne à penser l’affaire des CD-Rom de Zandvoort.
 
John Hodgkinson. Lachamp Raphaël, le 1er janvier 2012.